Le CPAS de Berchem voit sa candidature à l’Agenda 21 retenue!

Cette fois c’est officiel, le CPAS de Berchem a obtenu la reconnaissance pour organiser son Agenda 21 !
C’est un nouvel emploi à la clef qui pourra être consacré à sensibiliser et engager l’ensemble du personnel du CPAS et de ses usagers sur la voie du développement durable.
Le courrier de confirmation transmis par la ministre E .Huytteboeck souligne l’appréciation par le jury qui a procédé au choix des candidats, de la qualité du projet et de la manière dont il a été défendu par la délégation du CPAS.(J-F Culot, F.Van Eycken, S.Decerf et A.De Saeger)
L’essai réussi, il faut le transformer !
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Pour en savoir plus sur l’Agenda 21 , rendez-vous régulièrement sur mon site, mais aussi sur
www.agenda-iris-21.be

Pas tout seul…

Conférence sur le suicide au Fourquet
La Belgique, avec un taux de suicide estimé à 20 pour 100.000 habitants se situe au-dessus de la moyenne mondiale (14,5 pour 100.000 habitants).

Chaque année, dans notre pays, c’est plus de 2.000 personnes qui se suicident, et plus de 20.000 tentent de se suicider !
Toujours selon les statistiques, les personnes les plus sensibles aux idéations ou aux comportements suicidaires sont souvent soit les adolescents soit les personnes âgées.

Derrière ces gestes de désespoir, des familles, des amis des connaissances et des collègues…

Prévenir le suicide c’est d’abord et avant tout lever les tabous autour de la question ; le silence est souvent de mauvais conseil !

C’est pourquoi la section régionale de la Mutualité Chrétienne organise en collaboration avec le Centre de Prévention du Suicide une conférence sur le thème du Suicide.

Date : 30/03/2011 – de 14 h30 à 16 h
Lieu : Centre Culturel « Le Fourquet »
Infos : 05-501 55 19

La conférence est ouverte à tous et l’entrée est gratuite.


http://www.preventionsuicide.be/

infor.santé.bxl@mc.be

Le foot c’est grand (2éme mi-temps)

Bouzoufa et le RSC Anderlecht ont dû lire mon site (on peut rêver, non ?) ou au moins les articles de certaines bonnes presses !

Fini Grosny et l’argent pourri! Vive le Daguestan !

Bon, çà change rien, ça reste au moins dans la même région. Le nouvel employeur s’est montré généreux et le RSC Anderlecht a revu ses prétentions à la baisse.

Bouzoufa, l’enfant gâté va semble-t-il garder sa rémunération ; il pourra œuvrer pour la Fondation des Grands Brulés, si ce n’est celle des grands flambeurs.

Car, Kerimov- c’est le nouvel employeur – sait en effet se montrer généreux.

A l’hôpital de Neder Over Hembeek, lorsqu’il fut soigné de ses brûlures encourues dans un accident en… Ferrari ; avec Fortis, dont il a souscrit des actions lors d’une dernière augmentation foireuse de capital de la Banque à Lippens !

En 2009, il pesait 3,1 milliards de USD, aujourd’hui, il en pèse d’après Forbes, 5,5 et se classe comme 136ème fortune mondiale.

C’est dire si le gaillard a de l’argent de poche ! Et qu’il aime le foot.

À côté de tout cela, les pertes consenties dans l’opération Fortis, c’est du jus de chique !

Ceci étant, le sponsor d’Anderlecht c’était (c’est) qui encore ?

Des statistiques : pour quoi faire ?

Faire face à la croissance démographique locale

Les statistiques démographiques sont des outils de première importance dans la gestion politique.

Les données disponibles (i) les plus récentes confirment un taux de croissance de population de 17,2 % au niveau du royaume entre 2010 et 2060 !
À l’échelle de la région bruxelloise, ce taux est de 23,8 %.

Ventilé par tranche d’âge, ce taux est de 9,4 % pour les moins de 15 ans dans le Royaume, pour 20,2 % à Bruxelles, soit plus du double.

Pour la tranche des 65-79 ans, la statistique indique, dans la même période, un taux de croissance de plus de 51 % pour le royaume et de 56,9 % à Bruxelles.

Une autre statistique intéressante est celle qui reflète la composition des ménages : en 2008, 1 ménage sur 2 (49,3 %) en région bruxelloise est composé d’une seule personne ; à Berchem-Sainte-Agathe, 38,3 ménages sont des ménages… d’une personne ; rapporté au nombre d’habitants, cela signifie que pratiquement 1 personne sur 5 vit seule à Berchem-Sainte-Agathe et 10 % des ménages sont des ménages monoparentauxii.

Pour Berchem-Sainte-Agathe, les données disponibles confirment donc les tendances constatées pour la région bruxelloise ; elles délimitent 3 enjeux capitaux pour notre Commune :

1. la nécessité et l’urgence de créer des infrastructures destinées à l’accueil de la petite enfance ainsi que la nécessité de renforcer les structures d’accueil scolaire.

2. le besoin de prendre en compte les problématiques relatives aux personnes âgées, en terme d’accueil et de services.

3.des actions qui visent à assurer davantage de liens sociaux et de solidarités destinés à rencontrer l’isolement des personnes âgées et les difficultés des ménages monoparentaux.

Au sein de la LBR, ces enjeux font intrinsèquement partie du programme de législature.

Gérer c’est prévoir

Outre les nouvelles places de crèches ouvertes ces 4 dernières années, un nouveau projet est en cours de développement en collaboration avec la VGC (30 nouvelles places) ; des contacts récents ont été établis entre le président du CPAS, l’échevin de la Petite Enfance et de la Famille et la direction du Centre Hospitalier Valida pour analyser la faisabilité d’ouverture une crèche supplémentaire sur le site de l’hôpital.

La Communauté Française vient de confirmer la création d’une nouvelle école fondamentale à Berchem-Sainte-Agathe pouvant accueillir jusqu’à 388 élèves. Il s’agit là d’une décision préparée au sein de la Commune qui avait exprimé auprès de la CF son intention de mettre un terrain à destination de ce projet pour faire face à l’importante croissance de la démographie scolaire.

Le projet de Nouvelle Maison de Repos du CPAS devrait permettre une extension de capacité à 120 lits et répondre à toutes les nouvelles normes de modernité et de confort pour notre population âgée. La volonté de conserver le caractère public de l’institution devrait permettre d’assurer une accessibilité préférentielle pour l’ensemble des Berchemois, notamment pour les personnes moins favorisées ou isolées au plan familial.

La nouvelle MR/S intégrera enfin un restaurant communautaire, un nouveau lieu de vie et de liens, qui sera à ouvert à toutes les personnes âgées.

Enfin, il est utile de rappeler l’initiative « Carrefour des générations » qui se déroulera le 2 avril prochain et dont le but essentiel est de (re)— tisser du lien entre tous les Berchemois et plus spécifiquement entre les plus jeunes et les moins jeunes.

On peut donc constater combien l’esprit de gestion des mandataires LBR est en concordance avec les besoins que nous impose l’évolution sociale et démographique dans notre commune.

« Gérer c’est prévoir » , dans l’équipe LBR, c’est aussi notre manière de faire de la politique !

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i : Sources : SPF Economie – DGSIE
ii : Observatoire de la Santé et du Social – Fiches Communales d’Analyse des statistiques locales en Région Bruxelloise – Fiche N°3

Le foot c’est grand !

Une étude du Centre pour l’Egalité des Chances a révélé que six personnes sans abri sur dix et neuf personnes en séjour irrégulier sur dix vivent avec moins de 450 euros par mois (Le Soir du 4 mars) : la moitié du seuil de pauvreté.

Quelques heures plus tard, le RSC Anderlecht annonçait que Mbark Bouzoufa était « vendu » à un club de foot de Grosny en Tchétchénie pour quelques dizaines de milions d’€, ( en zéros çà se transcrit ainsi 00.000.000 ) assurant à la vedette ( ?) un salaire net de 2.500.000 € par an soit 10.000 € par jour.

S’il reste quelques personnes intelligentes et dignes dans ce pays…et sur ce site qu’ils aient le courage d’émettre au moins un propos d’indignation contre tous ceux qui « induisent » ce type de fait divers.

A dire vrai, l’histoire de Boussoufa va ressembler très vite à un pet glissant sur la toile cirée des medias et du discours politiquement correct.

Les veaux qui constituent une grande partie du public des arènes footballistiques pourront toujours défendre leur amour du sport avant de se pencher sur ce qu’il produit en matière d’éthique ; ce sont les mêmes qui détestent les banquiers, mais qui s’enquièrent tous les jours de la valeur de leurs sicav qu’ils se sont fait fourguer par lui. Un ami à moi n’hésite pas d’user de l’expression d’ « autofucking » pour stigmatiser la délectation d’un certain public à se faire berner !

Aucun homme politique de premier plan ne fera pas plus de grandes déclarations : ce serait risquer de se mettre le même public de veaux sur le dos : il suffit pour s’en convaincre de voir à certaines époques électorales combien – de presque tous les bords – ils se bousculent dans les tribunes, a fortiori quand les cameras couvrent ce type de spectacle.
C’est compréhensible, plus facile et plus festif que d’expliquer pourquoi il y a encore des gens qui crèvent de faim dans notre pays !

Quant aux medias, l’indignation que relaieront quelques bons journaux, écrits ou télévisuels, elle ne durera ce que dure la lecture d’un communiqué de presse ou l’interview arrachée par un journaliste en quête d’un scoop, c-à-d moins longtemps que la page ou le spot de Pub – peut-être celle d’un sponsor du foot- qui sert au media à payer ou éditer le communiqué en question…

Reste enfin ces fameux sponsors, artisans économiques et industriels sans vergogne, dont on se demande aussi pourquoi ils s’amusent à taper du « pognon à tout berzingue » dans le milieu footballistique : les hypothèses d’explication ne doivent pas être nombreuses :

  • ou leurs dirigeants ne valent pas mieux que les veaux
  • ou le pognon qu’ils engagent est du surplus mal gagné
  • ou ils ont trouvé un mécanisme pour …s’amuser et faire taire les veaux en faisant la vache !

Si tout va bien, Mbark Bouzoufa, porte drapeau de l’intégration réussie, deviendra peut-être un jour ambassadeur de quelque chose qui a à voir avec la pauvreté, le tiers-monde, la paix, l’aide humanitaire ou un truc du genre.

Peut-être que, grâce à un don généreux qu’il fera sur un prélèvement de son salaire…payé par la mafia locale de Grosny, il contribuera à accueillir chez nous quelques réfugiés de Libye dont le tyran actuel est actionnaire à hauteur de 7,5 % …du club de foot de la Juventus de Turin !

Le foot c’est grand !

Rendons-nous, nous sommes cernés !

Une initiative à saluer : « Bougeons ensemble »

Chacun sait qu’une des clefs du « bien vieillir » réside dans l’activité physique.
Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Point n’est besoin sur ce plan de savoir faire du cheval d’arçon ou des triples salto renversés ! La gym douce peut faire aussi beaucoup d’effet !

Il faut donc saluer les initiatives du service Senior de la Commune qui vient de lancer un module de « Prévention de chutes », organisé par l’asbl Gymsana (http://www.gymsana.be)
L’activité se déroule à la Villa Pirsoul, rue Joseph Mertens,15 à Berchem-Sainte-Agathe : elle est ouverte à tous les seniors désireux de retrouver de la mobilité …et de mieux prévenir les chutes ou les pertes d’équilibre.

Convaincus par l’initiatives, plusieurs personnes résidantes au Home Val des Fleurs ont rejoint l’activité sous les conseils de la kinésithérapeute attachée à la Maison de Repos !

Renseignements : Service Seniors , avenue du Roi Albert,19,1082 BSA c – 02/464 04 86

Les finances des CPAS sous la loupe de Dexia

Régulièrement, Dexia, la banque des communes réalise une étude sur l’état des finances des CPAS.
La dernière analyse vient d’être publiée.
En voici quelques chiffres clefs, relatifs aux CPAS Bruxellois !
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Des dépenses en hausse, avec des réalités différentes par commune.

Les dépenses des 19 CPAS bruxellois affichent au budget 2010 des dépenses d’exploitation de 866,2 millions. d’EUR.
Cela représente un montant de 794 EUR par habitants.

A noter que la concentration de population influence naturellement le niveau de dépenses par habitants : il varie de 876 EUR pour les communes de la 1ère couronne à 467 EUR pour les communes les plus résidentielles.

Pour les communes du Nord Ouest (dont Berchem Sainte Agathe) ce montant est de 582 EUR.

Le taux de croissance des dépenses est en moyenne de 9% par rapport à l’exercice précédent et pour l’ensemble de la région.

A l’échelle des CPAS du Nord Ouest, de taille et de configuration socio-économique analogue, ce chiffre est cependant limité à 3,7 %

La Solidarité : pas le même tarif dans toutes les communes !

Une partie des dépenses des CPAS est assurée directement par les communes, et donc par chaque citoyen.

Selon l’étude de Dexia, cette contribution « par habitant » s’élève à 225 EUR en moyenne.
( 195 EUR pour Berchem – chiffre 2010 provisoire)

Mais elle est de 317 EUR pour le CPAS de Bruxelles…et de 164 EUR pour les CPAS du Sud de Bruxelles (Uccle, Auderghem et les 2 Woluwe) soit une différence de 150 EUR…

Ce montant contributif est en augmentation croissante depuis plusieurs années : l’étude de Dexia indique d’ailleurs que le nombre de RIS (Revenu d’Intégration) accordé a augmenté de 14,1% de 2007 à 2010.
Ce surcroît de demandes implique forcément des augmentations en termes de charge de travail et de personnel. Il justifie l’augmentation sensible des budgets des CPAS et des contributions communales à ceux-ci.

«Ber–navette»… elle est très chouette !

Ber-Navette pour Berchem-Navette.
C’est le nouveau concept de mobilité en cours d’analyse et de réflexion que je compte lancer au sein du CPAS de Berchem.

Au départ d’un constat local : de plus en plus de personnes âgées ou à mobilité réduite souhaitent se déplacer au cours de la journée vers différents lieux de Berchem .

Régulariser une situation administrative à la Maison Communale, se rendre à la consultation de la Polyclinique, faire des courses à Basilix et revenir les bras chargés, participer à une activité au centre sportif ou à la sale communale : vraiment pas facile quand les jambes ne suivent pas toujours comme il faut, pas évident non plus de combiner cela avec la desserte locale de la STIB axée sur les grandes artères de la Commune.

L’idée est donc de mettre en place une navette locale : au départ du domicile de l’usager appelé à réserver sa course, la navette desservira notamment les lieux suivants dans la commune: CPAS (Maison de Repos), Centre de Soins de Jour, Administration Communale, Commissariat, Centre Sportif, Basilix, Valida, Scheutbos.

Le CPAS dispose déjà d’un minibus avec élévateur pour le transport des résidants de la Maison de Repos. Le service d’Insertion Socio Professionnel dispose de personnes à mettre à l’emploi et en cours de formation au métier de chauffeur…

Reste l’analyse de faisabilité au plan fonctionnel et financier.

L’initiative fera l’objet de plusieurs tests : vérification des besoins, volumes de demande, aspects financiers

Si ces tests sont concluants, rendez-vous donc pour l’inauguration !

En attendant, n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions et de votre avis sur ce projet

Funny Kidsday (suite) : OUAAAH ! Quel succès !

Ils étaient plus de 350 enfants qui se sont donnés rendez-vous accompagnés leur parents le samedi 29/01 à la Salle Communale . Un record !

Organisé par la LBR (Liste du Bourgmestre Riguelle), cet événement original est en train de se forger une notoriété au point de devenir un rendez-vous incontournable dans l’animation de la Commune !
Entre les nombreux châteaux gonflables, les jeux d’antan, la pêche au canard, gaufres , barbe à papa et autres douceurs, Elbi, la mascotte de la Liste du Bourgmestre , a fait l’unanimité parmi des enfants .
De nombreux ballons se sont envolés au nom de tous les enfants…pour faire peut-être le tour du monde !
Peut-être retrouverez-vous une des cartes attachées à un de ces ballons, n’hésitez pas à les renvoyer l’adresse indiquée : les années précédentes, certaines cartes nous sont revenues de tous les pays d’Europe !

Bravo et encore merci à tous les bénévoles qui ont contribué au succès de cette journée !
Rendez-vous l’année prochaine !

Public ou privé ?

Épisode 1

J’assistais mercredi 9/02 dernier à une conférence qui avait pour thème « Hôpitaux publics, hôpitaux privés, des distorsions de concurrence ? », une conférence dans le cadre du MMIS de la Solvay Business School, de la faculté de Médecine et de l’école de Santé Publique de l’ULB .

http://www.ulb.ac.be/soco/solvay/mmiss/seminaires.htm

La thématique rassemblait autour de la table des interlocuteurs bien connus appartenant à ce que le secteur de l’hôpital et de la santé compte de plus éminent… dans tous les « camps — d’autres diraient “piliers” — du secteur de la santé en Belgique.

L’affiche ne fut pas décevante : chacun, selon sa sensibilité professionnelle, y est allé de son couplet interprétatif de ce qui caractérise l’hôpital public ou l’hôpital privé, des missions que l’un assurerait et l’autre pas, des anecdotes sur l’autonomie et des différences de management dans l’un ou l’autre modèle.

On est au moins “assuré” : même dans ce débat qui fut politiquement correct, on a senti que tous les vieux clivages propres à notre pays ne sont pas encore tous enterrés.

On ne peut que souligner au passage, l’intervention courageuse de Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités Chrétiennes. Ce dernier osa, lorsque vint son tour, énoncer que “le débat était ailleurs” et qu’au-delà d’une supposée concurrence entre hôpitaux, c’est surtout l’accessibilité et la qualité des soins qui restaient pour l’avenir le plus gros enjeu à défendre dans notre système de soins de santé.

À l’appui de chiffres inquiétants, Jean Hermesse démontre en effet des inégalités de plus en plus flagrantes notamment à l’égard des honoraires et des tarifs appliqués par certains hôpitaux.
Rien qu’à Bruxelles, c’est jusqu’à 300 % de suppléments qui sont facturés aux patients par certaines institutions hospitalières privées.

Est-il en revanche certain que l’inflation des honoraires médicaux garantit la qualité des soins ?
Est-il du reste raisonnable que les assurances “hospitalisation” privées alignent leur tarif en fonction de cette inflation d’honoraires, à moins qu’elles ne renforcent cette inflation ?
Quelle est la garantie pour un patient d’obtenir des soins performants… si son portefeuille ne suffit pas à alimenter les appétits financiers d’institutions hospitalières trop gourmandes?

Rappelons en effet que dans le système de financement des hôpitaux belges, hôpitaux privés et publics sont sur le même pied. Seules quelques missions incombent obligatoirement aux Hôpitaux publics.

S’ il y a concurrence, ce serait davantage dans… la segmentation des patients qu’une partie du secteur privé pratique, semble-t-il sans vergogne, à travers une politique d’honoraires et de suppléments inadmissibles qui génère l’exclusion sociale et l’inégalité d’accès aux soins de santé.

Épisode 2:… dans les maisons de repos aussi !

Orpea, Medibelge, Senior Living Group, Armonea, Waterland Private Equity Management, Aedifica…

Tout cela ne vous dit rien ?

À tort ! Car vous pourriez un jour vous retrouver client d’un de ces groupes commerciaux, immobiliers ou financiers sans trop vous en apercevoir.
Et si ce n’est pas encore vous, c’est peut-être déjà l’un de vos vieux parents ou de vos arrières oncles et tantes.

En effet, derrière ces appellations à consonances marketing “hautement ajoutées” se retrouvent… des Maisons de Repos et, ou Résidences pour Seniors : celles dans lesquelles beaucoup d’entre nous risquent de devoir terminer leurs jours quand le grand âge, la dépendance ou la pression de l’entourage auront irrémédiablement compromis notre capacité à vieillir seul au sein d’une famille éclatée.

Pas gratuitement bien sûr ! Parce que vivre sa vieillesse, absente de tout souci, cela a aussi un coût, qui varie selon le type de soins, de conforts, d’environnement et les soins proposés.

Dans une démographie vieillissante comme celle que vit la Belgique, certains ont forcément vite compris que le marché du “Senior” regorgeait d’avenir !

Les besoins sociaux réels et connus en matière d’hébergement des personnes âgées méritent d’énormes investissements financiers que le secteur public et les pouvoirs locaux n’ont pas vraiment anticipés au cours des dernières années.

C’est sans doute aussi une raison pour laquelle le secteur privé s’empare aujourd’hui de ce qu’il faut bien appeler “un marché”, qu’il est en train d’organiser à travers des fusions de Maisons, des déplacements immobiliers dans des Sicafi et l’allocation de certaines activités d’hébergement dans des holdings à vocation financière en Belgique… et à l’étranger.

Il n’y a en soi rien à reprocher, sinon qu’à prévenir que la logique consistant à organiser l’accueil et les soins pour les personnes âgées à travers de telles structures ne garantit pas une égalité d’accès pour tous et de la même façon.

On sait déjà, à voir les différents niveaux de prix et de conforts offerts par certaines infrastructures privées à Bruxelles, que tout le monde n’aura pas accès à la même auberge, aux mêmes services et au même prix.
L’INAMI se devrait d’y rester attentif puisqu’il assure une partie de la couverture d’hébergement des personnes âgées avec l’argent de la collectivité et des cotisations sociales.

Analogiquement à la politique de grands groupes hôteliers, les Maisons de Repos se verront probablement répertoriées à une ou plusieurs étoiles… Les prix des options seront à l’avenant. Le “All Include” ne comprendra pas la même chose partout !

Ici encore, pas de quoi s’alerter pour ceux que la vie a nantis ou nantira de revenus en suffisance. Les “vieux” adeptes des vacances “Fast Food” et “all Inclusive” devront bien se tenir, et feuilleter les catalogues avant d’entrer en Résidence.

Pour beaucoup d’autres, ce sera probablement plus compliqué ! La fin de vie risque de se dérouler sans autre horizon que celui d’avoir un gîte et un couvert au sein d’infrastructure plus sommaire.

Jusqu’à présent, les maisons de repos du secteur public et des CPAS remplissaient cette fonction alternative, notamment, mais pas exclusivement, d’accueillir les moins nantis en leur garantissant par la solidarité publique les avantages liés au respect de la dignité humaine.

La logique financière qui s’empare aujourd’hui du secteur des maisons de repos semble ne plus l’autoriser à assurer (assumer) cette fonction…Sans doute une nouvelle manifestation de la loi d’airain appliquée au secteur des personnes âgées !

On peut d’ores et déjà s’interroger sur la capacité et la volonté d’actionnaires privés à lisser leurs impératifs de profit ou de “return on investment” pour accorder l’accès de leurs maisons de repos 5 étoiles à des personnes bénéficiant d’une GRAPA (Garantie de revenus aux personnes âgées, équivalent au revenu minimum garanti) ou à ceux dont la pension légale atteint à peine la moyenne des pensions en Belgique (1155 € en 2008 ).

Moi, j’ai furieusement des doutes!

Je plaide en tout cas pour la défense d’un secteur public fort.
Certes, le véritable challenge du secteur public sera de prouver que les moyens dont il dispose seront affectés, au service de la qualité et d’une garantie d’égalité d’accès à tous les publics.

Lui en laissera-t-on le temps ?
Lui en accordera-t-on les moyens ?