Pie Konijn …c’est tendance!

Ensemble, redonnons vie à Pie Konijn!

A en juger par les dialogues enflammés et les propos sans fondement qui s’y échangent, il est un peu temps de mettre fin aux commérages qui animent ce mauvais café du commerce qu’est parfois Facebook.

Certes, je devrais  être plus assidu de ce média, mais la vérité veut que je n’ai pas plus de temps de m’arrêter au bistrot du coin que de m’adresser à certains internautes, dont le principal loisir est de déverser des propos passionnels sous couverts de rumeurs entendues,  dès lors qu’ il s’agit de parler de ce que les gestionnaires du bien public font bien, ou ne font pas bien, puisque de toute façon ils le feront mal.
Y-a-til une alternative pour les hommes politiques d’aujourd’hui? Puisque  il est dans l’air l’air du temps de lancer des propos en l’air.
Essayons donc de rendre la vérité accessible, sans la faire planer trop haut.

Coupons les ailes aux canards ou les pattes de la fouïne?

Non, on ne va pas tuer les animaux de Pie Konijn!
Non, on ne va pas construire des logements sociaux sur le terrain de Pie Konijn, pas plus qu’ ailleurs non plus!
Non, on ne va pas mettre dehors ceux qui s’occupent déjà du site depuis si longtemps et qu’on remercie d’ailleurs d’avoir “sauver les meubles”.
Au mieux s’interroge-t-on du sort de la fouïne qui sèmerait la mort dans la basse cour…ou pas!

Alors que va-t-on faire au site Pie Konijn?

Histoire d’un projet.
Soucieux de poursuivre le développement de son Agenda 21 et de poursuivre sa politique d’action sociale basée notamment sur le remise à l’emploi, j’ai proposé à la Commune – propriétaire de ce patrimoine – que le CPAS de Berchem-Ste-Agathe, reprenne en gestion le site de Pie Konijn dans une double perspective : la sauve-garde du site et de son environnement et la création d’un projet de formation et d’insertion socio-professionnelle.
Une étude a été menée dans ce sens.
Le conseil du CPAS a réfléchi et exploré toutes les pistes pouvant faire émerger un projet mobilisateur autour de ces 2 perspectives.
Une soirée d’information a permis aux habitants de prendre connaissance du projet, de donner leur avis. Un premier groupe d’habitants s’est constitué récemment pour en accompagner la dynamique et lancer une première activité le 16 avril prochain.

En association avec les bibliothèques de Berchem sollicitées pour l’ occasion par le CPAS, la famille de Pie Konijn (le sobriquet du dernier habitant de la ferme) a été mobilisée pour préparer des témoignages et une exposition sur l’histoire de cette famille en ce lieu. Celle-ci aura lieu au second semestre 2016! Elle s’adressera à tous les Berchemois.
Le vétérinaire, désigné en son temps par la Commune, et les maîtres composteurs qui cultivent une partie de l’espace et nourrissent jusqu’à présent les animaux sur place continueront – si telle est leur envie à être associé au projet!

L’année dernière, déjà un premier groupe composé de bénéficiaires de l’aide sociale, a , sur base volontaire, défriché une autre partie du terrain, les premiers légumes récoltés ont été mis à disposition de l’Epicerie sociale…et une première serre a été installée! Le terrain sortira de son hivernage le mois prochain.
Rassurons les lecteurs: jusqu’à présent le coût lié à ces opérations a été pris totalement en charge par des subventions spécifiques que le CPAS a pu décrocher auprès de l’IBGE et de la Ministre C.Fremault.

« Pie Konijn » – un projet d’intégration sociale et professionnel  basé sur la formation et l’apprentissage.
L’étude entamée s’est conclue par une analyse d’opportunité visant à créer autour et alentour de Pie Konijn une ferme pédagogique et un projet de maraîchage de urbain.
Le cadre de fonctionnement autour de ces 2 projets  devrait permettre de rencontrer les objectifs sociaux qu’il incombe au CPAS d’atteindre : mettre des bénéficiaires en formation par le travail, en vue d’une réintégration dans le marché du travail ou d’une simple insertion sociale au sein de la communauté berchemoise.
Le challenge le plus simportant réside dans la recherche de moyens financiers. La volonté du CPAS comme de la Commune – associés dans ce projet commun –  est de trouver auprès des autres pouvoirs publics régionaux les moyens de réaliser ces projets sans qu’il en coute à la collectivité berchemoise.
Rien n’est moins simple pour la partie-rénovation du vieux bâtiment : celui-ci est classé depuis 2002, et les exigences de rénovation liées à ce classement nécessitent de mobiliser  de solides moyens humains et financiers.
Néanmoins, le CPAS et la Commune réfléchissent actuellement à des méthodes de financement alternatifs (crowd funding?) et vont consulter des fondations privées.
En l’attente, le CPAS, avec quelques bénéficiaires du revenu d’intégration a déjà lancé des activités de maraîchage au pied de l’Epicerie Sociale  (Babel Hut Market) et du four à pain,  deux dispositifs prochainement complétés par le futur centre de formation culinaire financé par la Fondation Carrefour (Rappelez-vous l’opération Clic Solidaire !)
En été, le projet accueillera pendant les grandes vacances des jeunes berchemois dans le cadre de l’opération Eté Jeunes. Ils travailleront et seront coachés  par nos travailleurs sociaux et des steward  autour de travaux  visant à aménager le terrain.
Un point d’ombre toutefois dans la planification du projet : les travaux pour la réalisation d’un bassin d’orage, visant à réduire les inondations estivales dont le quartier est malheureusement coutumier, viendront momentanément “défigurer” pendant quelques mois l’espace Pie Konijn. Il sera remis en état naturel par la suite.Le projet s’est trouvé un slogan pour l’avenir qui se veut avant tout mobilisateur : “Ensemble, faisons revivre Pie Konijn”

Le CPAS de Berchem-Ste-Agathe : un changement de paradigme?

Formation, insertion et cohésion sociale, tous les projets menés depuis quelques années au sein du CPAS de Berchem ont pour objet de redéfinir le paradigme d’un CPAS dont l’action est trop souvent mal perçue : loin d’être le guichet social comme certains se complaisent à le penser , le CPAS de Berchem-Ste-Agathe se veut surtout être un instrument de solidarité entre générations, entre tous les berchemois, de toute origine, de toute confession et de toute opinion, mais qui sont désireux de porter une attention à nos concitoyens les plus fragilisés par la maladie, par la perte  d’un emploi, le manque de logement ou tout simplement par la solitude.

Depuis 2009,  Valida (anciennement Hôpital Français), la Nouvelle Résidence pour personnes âgées, le Val des Fleurs et son restaurant “Le Mimosa”, la Bernavette, les guichets Jeunes, le guichet Energie, complètent plus que largement l’offre initiale des services déjà offerts aux familles (Centre de Soins de Jour, Service d’Aides Familiales et Ménagères) et par les services d’aide sociale de première ligne.

Depuis peu, une épicerie sociale – dont le modèle est régulièrement cité par les autorités régionales – un four à pain animé par des habitants, se sont dotés d’un cyber café convivial. La semaine, l’espace est ouvert aux usagers du CPAS  pour y réaliser leur CV  et s’activer dans leur recherche d’emploi sous la supervision d’un service d’insertion. (Sait-on qu’annuellement le CPAS remet à l’emploi 60 à 70 personnes sous le dispositif Art.60, et ceci auprès de sociétés et d’associations locales? ). Le WE l’espace accueille les nouveaux boulangers et amateurs de belles miches.

Demain, une nouvelle consultation infantile de l’ONE (ouverture fin avril 2017 ? ), une crèche inclusive (mixte pour enfants différents) (en 2019), une ferme pédagogique ouverte aux enfants et aux jeunes de Berchem constitueront le premier pôle social dédié à l’enfant: une manière de participer aussi à l’objectif européen visant à réduire la pauvreté infantile!

Un centre de formation d’insertion socio-professionnelle autour du maraîchage urbain – au- delà du terrain Pie Konijn – s’adressera un jour aux jeunes berchemois en insertion: on y rêve déjà d’une production locale de légumes et de fruits. La nouvelle économie urbaine en voie de réalisation ?

Nous analysons actuellement la faisabilité de créer un Centre de Jour pour venir compléter un continuum d’accueil et de soins pour nos seniors!

Nous ne manquerons pas non plus d’accompagner et d’assurer l’accueil dans le cadre du plan de répartition qui nous est demandé par l’Etat Fédéral suite à la crise des migrants. Notre projet de logements d’urgence (Rénovation du Café de la Paix/ Chez Aline) dont la rénovation devrait débuter cette année encore va nous aider très opportunément à y répondre. Sa rénovation sera prise en charge par un subside que nous avons obtenu auprès de la Loterie Nationale!
Tous ces projets finaliseront le plan stratégique mis en oeuvre au sein du CPAS depuis  2009.

Pour en assurer la réussite, nous avons organiser des synergies avec la Commune. Elles visent avant tout à rendre nos missions publiques plus efficientes (c-à-d. d’une efficacité plus grande à un moindre coût).
Cette vision tend  à faire de notre CPAS une véritable “place to be” où le social, la culture, et l’économie se déclineront sur la base d’une véritable participation et d’une plus grande solidarité entre tous les Berchemois. C’est une des raisons pourlesquelles le CPAS coordonne et associe à ses projets plusieurs acteurs du monde associatif local, notamment à travers la Coordination sociale! (Centres Culturels, Bibliothèques, Maison Médicale,Bled, PAC etc…)

Ainsi serait en train de naître la “Social Valley” de Berchem-Ste-Agathe!

 

Mais que doit-on faire de la fouïne?

Bientôt un carnaval pour les blaireaux!

Tout va bien en Royaume du Carnaval.
Avant, il y a avait Binche et ses incontournables gilles, les Blancs-Moussis  à Stavelot et le Rosenmontag d’Eupen : autant de traditions séculaires, folkloriques et festives  qui ont pris racines aux fins fonds de notre culture et dont certaines sont entrées dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Enfin il y avait, il y a et il y aura encore! Ouf! Le folklore n’est donc pas mort.

Grâce au zèle de commerçants et de bistrotiers en recherche de tout et de n’importe quoi pour faire du blé, les Carnaval se multiplient à l’envi, venant « enrichir » sinon le patrimoine immatériel de la Belgique, au moins la popularité de quelques politiciens municipalistes, souvent  incapables de proposer autre chose au bon peuple que du pain et des jeux. Aujourd’hui, c’est cela les Carnavals.

Il n’est presque plus une bourgade qui ne se travestit pas d’un Carnaval, ou de quelque chose qui y ressemble : çà se bouscule tellement qu’on étale les réjouissances avant la fête elle-même, le jour même , les WE qui suivent, à la Laetare…bientôt on prolongera la fiesta jusqu’à Pâques et à la Trinité.
La foule a donc soif de Carnaval, servons-en lui à foison.

Soif de carnaval, Carnaval pour la soif ! La saoulitude  n’a plus besoin de masque puisque celle-ci est systématiquement au rendez-vous de ces catharsis populaires.

Panem et circenses.

Il y avait déjà le Carnaval des Ours. (Andenne)

A quand celui des Blaireaux?