Bientôt un carnaval pour les blaireaux!

Tout va bien en Royaume du Carnaval.
Avant, il y a avait Binche et ses incontournables gilles, les Blancs-Moussis  à Stavelot et le Rosenmontag d’Eupen : autant de traditions séculaires, folkloriques et festives  qui ont pris racines aux fins fonds de notre culture et dont certaines sont entrées dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Enfin il y avait, il y a et il y aura encore! Ouf! Le folklore n’est donc pas mort.

Grâce au zèle de commerçants et de bistrotiers en recherche de tout et de n’importe quoi pour faire du blé, les Carnaval se multiplient à l’envi, venant « enrichir » sinon le patrimoine immatériel de la Belgique, au moins la popularité de quelques politiciens municipalistes, souvent  incapables de proposer autre chose au bon peuple que du pain et des jeux. Aujourd’hui, c’est cela les Carnavals.

Il n’est presque plus une bourgade qui ne se travestit pas d’un Carnaval, ou de quelque chose qui y ressemble : çà se bouscule tellement qu’on étale les réjouissances avant la fête elle-même, le jour même , les WE qui suivent, à la Laetare…bientôt on prolongera la fiesta jusqu’à Pâques et à la Trinité.
La foule a donc soif de Carnaval, servons-en lui à foison.

Soif de carnaval, Carnaval pour la soif ! La saoulitude  n’a plus besoin de masque puisque celle-ci est systématiquement au rendez-vous de ces catharsis populaires.

Panem et circenses.

Il y avait déjà le Carnaval des Ours. (Andenne)

A quand celui des Blaireaux?

 

Je twitte, donc je suis? Ontologie des réseaux sociaux

Il n’y a donc plus de doute. Exister aujourd’hui, c’est être sur les réseaux sociaux : Twitter Face Book, Linked in…

Ne pas y être, c’est n’être pas. C’est notamment l’avis des communicateurs et marketeurs en tout genre qui hantent tout autant les cercles économiques que politiques. A peu de chose près, ces fabricants de buzz(ness) sont  les nouveaux philosophes !

Sans les réseaux sociaux, pas ou plus de vie. La liberté d’expression y est presque totale et il paraît que même la démocratie est en train d’y gagner.

Ainsi, sur Face Book, le vote y est illimité, on aime ou on n’aime pas; la nuance n’existe pas, elle est au reflet du byte informatique 1 ou 0 : la video pub originale d’une huile à frites y est « likée » de la même façon que la dernière déclaration d’un président de république. Dans ce nouveau type de café du commerce, il n’y a plus de limite : le bistrot est ouvert 24 h sur 24 – au besoin pendant les heures de travail –  et sur les serveurs planétaires, les terabytes d’espace réservés aux échanges y sont inépuisables sous format 1 ou 0; en plus, il ne faut même  plus être bourré pour raconter des conneries .

Une alternative pour échapper à l’obsolescence de Facebook , c’est Linked In. Là, on n’est plus au bistrot; là çà sent le boulot! Entre le métro et le dodo, vous activez vos relations et vos activités professionnelles multiples et variées – si vous en avez. Sinon, vous pouvez aussi vous en en inventer : certains CV y prennent quelques coups de gonflette, et les titres professionnels de certains sont rédigés à l’encre d’EPO. Le licencié récent se devine au titre de « consultant » qu’il s’accorde généreusement. Il y a même maintenant des prépensionnés forcés qui débarquent sur le réseau pour se convaincre qu’ils ont encore un avenir, faute d’un passé qu’ils n’ont parfois pas eu! A ce tarif, ce réseau est bientôt condamné à se transformer en « cercle de pensionnés ».

Rendez-vous alors sur Twitter :  là on s’y exerce  à réduire sa pensée à la portion congrue, soit 140 caractères reproductibles à l’envi par ceux qui vous suivent…Je twitte donc je suis…suivi!  Ou encore je suis, ceux qui twittent…

Etre ou suivre, être ou être suivi?

Non vraiment, avec les réseaux sociaux, on part de Descartes, on arrive presque à Shakespeare…

Comme quoi, les réseaux sociaux, c’est dramatique!

Reste donc mon site : c’est ici que campe le dernier des mohicans! A-social et sans réseau?

Vous ne m’écririez pas un petit commentaire? ;-)

 

La pauvreté…une affaire de météo et de concurrence médiatique ?

Depuis plusieurs années, l’Observatoire de la Santé et de la Pauvreté publie un « Baromètre de la pauvreté à Bruxelles ». Une impitoyable compilation et une analyse , sans concession, de l’érosion sociale que subit notre capitale depuis quelques années.

A regarder en arrière, il eut mieux valu publier un « thermomètre » de cette même pauvreté pour que les cris régulièrement lancés par l’Institution bruxelloise , relayés par les présidents de CPAS et les travailleurs sociaux depuis plusieurs années soient un peu mieux entendus. Continue reading

Il est né un gouvernement!

Refrain :

Il est né le gouvernement ,
Faites la Ola, serrez vos liquettes
Il est né le gouvernement,
Di Rupo a prêté serment

Depuis presque bientôt 2 ans,
On l’annonçait dans les gazettes
Depuis presque bientôt 2 ans,
Est-ce la fin de tous les errements

Au refrain.

Qu’il est fort et qu’il est vaillant
Son programme fut un vrai casse-tête
Qu’il est fort et qu’il est vaillant
Que cela ne soit pas du vent !

Au refrain.

Promis, d’ici peu je vous écris:

Dou-ou ce Ennui, bel ennui
Les zwanzes dans la campagne ..(électorale bien sûr)

Les standards de la finance se penchent sur les finances du Standard!

Décidément, les pauvres supporters n’ont pas fini de se faire mal au portefeuille de leur club favori!

Hier, c’était Anderlecht et le transfert mirobolant de l’ami Bousoufa!
Tant pis pour le championnat, raté au prix d’une tirelire renflouée par un deal qui a fait sans doute plaisir au sponsor local…(une banque…)

Aujourd’hui, c’est au tour du Standard, d’être l’objet des convoitises d’un groupe néerlandais « Value 8″.

Les supporters – on devrait dire, vue la tournure des événements : des stakeholders – ont marqué leur mécontentement!

On va donc devoir s’inquiéter : les Milquet, Javaux, Renders, et autre Dardenne vont, si çà tombe, devoir se mettre au goût du fromage de Gouda et au jenièvre d’Outre Moerdijk, eux qui pour ne pas se départir de leur popularité, ont la tendance à garnir de leur présence les tribunes du quasi dernier club wallon de la première division. (On sait pas d’ailleurs pas s’ils aiment le foot et l’ « a »moralité du milieu, mais la visibilité çà on est sûr!)

L’opération de rachat « Value 8″ – qu’elle aie lieu ou pas – c’est l’extrapolation au monde footbalistique de ce qui se passe dans le milieu des grandes entreprises : on achète, on vend, on fait des plus-values, on démantèle; bientôt on délocalisera (…au PaysBas?), voire plus simplement, on vendra la boutique au club concurrent direct pour lui laisser le champs libre en coupe d’Europe. Cela s’appelle de la « stratégie et de la vision long terme » pouvant s’accompagner le cas échéant de « add value » sans trop savoir pour qui.

Finalement le capitalisme, ce doit être cela le vrai sport d’aujourd’hui!
Standard & Poor’s- avec un nom pareil et l’attrait qu’ils semblent accorder depuis peu à notre pays- ne devraient-ils pas se sentir aussi concernés?

PS : votre serviteur cherche décodeurs VOO, Telenet et Belgacom, et plus si affinité.

La libéralisation, c’est quand même un gros cadeau pour le consommateur: au lieu de choisir un seul opérateur- le moins cher -, on est obligé d’en payer 3 pour regarder le foot! C’est pas finement joué tout çà?

Le foot c’est grand (2éme mi-temps)

Bouzoufa et le RSC Anderlecht ont dû lire mon site (on peut rêver, non ?) ou au moins les articles de certaines bonnes presses !

Fini Grosny et l’argent pourri! Vive le Daguestan !

Bon, çà change rien, ça reste au moins dans la même région. Le nouvel employeur s’est montré généreux et le RSC Anderlecht a revu ses prétentions à la baisse.

Bouzoufa, l’enfant gâté va semble-t-il garder sa rémunération ; il pourra œuvrer pour la Fondation des Grands Brulés, si ce n’est celle des grands flambeurs.

Car, Kerimov- c’est le nouvel employeur – sait en effet se montrer généreux.

A l’hôpital de Neder Over Hembeek, lorsqu’il fut soigné de ses brûlures encourues dans un accident en… Ferrari ; avec Fortis, dont il a souscrit des actions lors d’une dernière augmentation foireuse de capital de la Banque à Lippens !

En 2009, il pesait 3,1 milliards de USD, aujourd’hui, il en pèse d’après Forbes, 5,5 et se classe comme 136ème fortune mondiale.

C’est dire si le gaillard a de l’argent de poche ! Et qu’il aime le foot.

À côté de tout cela, les pertes consenties dans l’opération Fortis, c’est du jus de chique !

Ceci étant, le sponsor d’Anderlecht c’était (c’est) qui encore ?

Le foot c’est grand !

Une étude du Centre pour l’Egalité des Chances a révélé que six personnes sans abri sur dix et neuf personnes en séjour irrégulier sur dix vivent avec moins de 450 euros par mois (Le Soir du 4 mars) : la moitié du seuil de pauvreté.

Quelques heures plus tard, le RSC Anderlecht annonçait que Mbark Bouzoufa était « vendu » à un club de foot de Grosny en Tchétchénie pour quelques dizaines de milions d’€, ( en zéros çà se transcrit ainsi 00.000.000 ) assurant à la vedette ( ?) un salaire net de 2.500.000 € par an soit 10.000 € par jour.

S’il reste quelques personnes intelligentes et dignes dans ce pays…et sur ce site qu’ils aient le courage d’émettre au moins un propos d’indignation contre tous ceux qui « induisent » ce type de fait divers.

A dire vrai, l’histoire de Boussoufa va ressembler très vite à un pet glissant sur la toile cirée des medias et du discours politiquement correct.

Les veaux qui constituent une grande partie du public des arènes footballistiques pourront toujours défendre leur amour du sport avant de se pencher sur ce qu’il produit en matière d’éthique ; ce sont les mêmes qui détestent les banquiers, mais qui s’enquièrent tous les jours de la valeur de leurs sicav qu’ils se sont fait fourguer par lui. Un ami à moi n’hésite pas d’user de l’expression d’ « autofucking » pour stigmatiser la délectation d’un certain public à se faire berner !

Aucun homme politique de premier plan ne fera pas plus de grandes déclarations : ce serait risquer de se mettre le même public de veaux sur le dos : il suffit pour s’en convaincre de voir à certaines époques électorales combien – de presque tous les bords – ils se bousculent dans les tribunes, a fortiori quand les cameras couvrent ce type de spectacle.
C’est compréhensible, plus facile et plus festif que d’expliquer pourquoi il y a encore des gens qui crèvent de faim dans notre pays !

Quant aux medias, l’indignation que relaieront quelques bons journaux, écrits ou télévisuels, elle ne durera ce que dure la lecture d’un communiqué de presse ou l’interview arrachée par un journaliste en quête d’un scoop, c-à-d moins longtemps que la page ou le spot de Pub – peut-être celle d’un sponsor du foot- qui sert au media à payer ou éditer le communiqué en question…

Reste enfin ces fameux sponsors, artisans économiques et industriels sans vergogne, dont on se demande aussi pourquoi ils s’amusent à taper du « pognon à tout berzingue » dans le milieu footballistique : les hypothèses d’explication ne doivent pas être nombreuses :

  • ou leurs dirigeants ne valent pas mieux que les veaux
  • ou le pognon qu’ils engagent est du surplus mal gagné
  • ou ils ont trouvé un mécanisme pour …s’amuser et faire taire les veaux en faisant la vache !

Si tout va bien, Mbark Bouzoufa, porte drapeau de l’intégration réussie, deviendra peut-être un jour ambassadeur de quelque chose qui a à voir avec la pauvreté, le tiers-monde, la paix, l’aide humanitaire ou un truc du genre.

Peut-être que, grâce à un don généreux qu’il fera sur un prélèvement de son salaire…payé par la mafia locale de Grosny, il contribuera à accueillir chez nous quelques réfugiés de Libye dont le tyran actuel est actionnaire à hauteur de 7,5 % …du club de foot de la Juventus de Turin !

Le foot c’est grand !

Rendons-nous, nous sommes cernés !

Les pirouettes d’Axel

Axel Miller ?
Vous connaissez ?

C’est l’ancien patron de Dexia qui a été dégommé lors de la crise bancaire 2008 par la volonté de M.Sarkozy.

Pas un méchant ni un manche, l’ami Axel ; même au dire de beaucoup, un bonhomme incontestablement doué, même humainement.

C’est « peut-être » ce qui lui vaut sans doute d’avoir été récemment nommé président du Comité de Direction de la société de Bourse Petercam.

Récemment dans une interview donnée à Bertrand Henne de la RTBF le 28/12 dernier, l’homme déclarait au journaliste que c’était :
« … l’accroissement des injustices qui (l’avait)marqué. Non pas l’un ou l’autre évènement économique ponctuel ou telle ou telle législation en matière financière mais bien l’accroissement visible des inégalités en 2010. », ajoutant, après quelques commentaires sur l’évolution des marchés financiers : « je pense qu’on est arrivé au bout d’un système » et surenchérissant enfin que « peut-être que le monde de la consommation, du matérialisme à tout crin n’est pas celui dans lequel nous devons propulser les générations suivantes ».

Futé le gaillard !

Dans cette dernière phrase, ce doit être le mot « peut-être » qui doit être important.
On sent toute l’incertitude( ?) du bonhomme…et on le plaint déjà car dans le monde de la gestion d’actifs financiers, l’incertitude, on n’aime pas vraiment.

L’estocade, en parlant de la situation difficile qui nous attend, il la porte quand il prétend qu’ « il faut expliquer aux actionnaires et aux travailleurs, que tout le monde est dans le même bateau »

Allons Axel, vraiment sympa cette interview, presque même courageuse !

Tiens, et dans le bateau en question, t’as déjà pensé à ceux qui vont ramer?

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Oser l’audace…une nouvelle rubrique sur ce site

« J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier.Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès » (J-J Rousseau)

Bizarre, cette tentation qui m’est venue à la lecture de cette phrase de J-J Rousseau : remplacer dans le texte «l’état d’auteur» par «l’état d’homme politique», et enfin pouvoir dire que les grandes vérités pourraient désormais s’afficher, si elles n’étaient pas dépendantes du succès électoral.

Car enfin, quel politicien –même avant d’être illustre – oserait émailler son discours de quelques vérités «dures à dire» qui écorneraient sa popularité.

C’est à peu près l’équation la plus difficile en politique.

Surtout à l’heure actuelle quand la pratique du «politiquement correct» confine l’homme politique à s’exprimer dans la langue de bois.

Et bien flûte !

S’il n’est qu’une page sur ce site qui se voudrait un peu plus audacieuse – ne devrais-je pas dire «culottée» dans mon cas – ce sera celle-ci : «Si j’osais…»

Le rêve de la libre expression – le délire ? – peut-être assouvi ?

Oser l’audace : celle de vous livrer mes pensées glanées au hasard de la vie, celle des idées qu’on croit incongrues, celle du parler vrai, celle de la pensée libérée, celle qui respecte les autres mais qui refuse tout égoïsme, l’audace qui enfin n’accepte d’écrire que des mots qui ont du sens.

L’audace d’accepter aussi la modestie de ses propos et celle de reconnaître aussi qu’on peut se tromper.

Désir dans cette page d’enfin me démarquer de ces stratégies si chères aux clans politiques dont doivent se satisfaire les citoyens Lambda au travers de la lecture qu’en donnent vaguement les médias en mal de décodage ou de scoop.

L’audace de dire et d’être. Enfin soi.

La rubrique «Si j’osais» , c’est cela !

Vous y découvrirez, à travers les humeurs du « tenancier » de ce site, des choses qu’habituellement il voudrait dire tout bas…des ballons d’essai bottés trop souvent en touche, des cris de l’âme et des bruits du cœur, des bouteilles jetées à la toile…

Allons, faute d’être illustre, j’essaierai au moins d’être respectable !

Rendez-vous donc à l’occasion à cet endroit.

Bien sûr, que cela reste néanmoins entre nous…sauf via la page Contacts. Du moins si vous le souhaitez!

«La plupart du temps nous mourons de faiblesse, nous ne mourrons de ne rien oser.»

A.Fournier